M. Kalifa Yemboado Rodrigue
NAMOANO

Le mot du président

Institution publique indépendante, la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) a un mandat national de promotion, de protection et de défense des droits humains au Burkina Faso. Parmi ses attributions figurent l’information et la sensibilisation de l’opinion publique sur les droits humains, le renforcement des capacités techniques des acteurs intervenant dans le domaine des droits humains, l’organisation de visites dans les lieux de privation de liberté, la réception et le traitement des plaintes individuelles ou collectives sur toutes allégations de violations des droits humains, la réalisation d’enquêtes sur les cas de violation des droits humains, l’assistance juridique aux victimes, la production de rapports alternatifs et annuellement, la production d’un rapport sur la situation des droits humains au Burkina Faso.

Initialement créée par décret en 2001, la CNDH du Burkina Faso a connu deux réformes majeures dont la première est intervenue en 2009 à travers l’adoption de la loi n°062-2009/AN du 21 décembre 2009. La dernière réforme a été opérée en 2016 avec l’adoption de la loi n°001-2016/AN du 24 mars 2016 portant création d’une Commission nationale des droits humains au Burkina Faso. Cette nouvelle loi rend la Commission plus conforme aux Principes de Paris, standards des Nations unies régissant le statut et le fonctionnement des Institutions Nationales des Droits de l’Homme.

Si cette réforme constitue une avancée majeure dans la dynamisation de l’institution, il n’en reste pas moins que c’est sa capacité à mettre effectivement en œuvre ses attributions qui lui conférera sa légitimité dans le paysage institutionnel de promotion, de protection et de défense des droits humains. Saisissant l’opportunité qu’offrent les technologies de l’information et de la communication qui réduisent les distances et rendent accessible l’information en tout temps et en tout lieu, notre institution a pris le pari de faire du site web un outil pour informer sur ses activités, les résultats de ses interventions et offrir aux usagers un moyen pour saisir la Commission pour toute allégation de violation de droits humains, ce qui améliorera certainement la mise en œuvre de ses attributions et renforcera sa visibilité sur le terrain de la quête de l’effectivité des droits humains.

Outre la saisine de la Commission par le numéro vert gratuit 80 00 12 94, par mail cndhburkinafaso@yahoo.fr et par Facebook : le site web offre une opportunité de saisine en ligne et de dénonciation de cas de violation des droits humains.

Je vous invite à son appropriation effective, non seulement en la visitant chaque fois que de besoin, mais aussi en formulant des recommandations et suggestions pour son amélioration et pour une mise en œuvre efficiente et efficace des missions de la Commission.

Je ne saurai terminer mon propos sans adresser, en mon nom personnel et en celui des commissaires et du personnel, mes chaleureux remerciements à tous nos partenaires, notamment l’Union européenne dont la contribution a permis la conception de ce site.

Je souhaite à tous les internautes une très bonne navigation et une bonne exploitation en faveur de l’effectivité des droits humains au Burkina Faso.
Bonne navigation à tous et à toutes !