Partenariat UE- CNDH : Le comité de pilotage passe en revue le projet

Partenariat UE- CNDH : Le comité de pilotage passe en revue le projet

Le Comité de pilotage du projet « Appui à la Commission nationale des droits humains pour la mise en œuvre de ses missions en matière de promotion et de protection des droits humains », financé par l’Union Européenne, s’est réuni ce mardi 8 juin 2021 à Ouagadougou. Pour la première fois, il examine le niveau d’exécution du projet.

Les droits humains constituent un important domaine de coopération entre l’Union Européenne et le Burkina Faso. Elle soutient à cet effet,  une série des activités dans ce secteur depuis plusieurs années et le plus souvent mises en œuvre par des organisations de la société civile.

Le 16 juillet 2020, elle signait une convention de partenariat d’un montant de 250 000 EUROS avec la Commission nationale des droits humains (CNDH) pour une période de vingt-quatre (24) mois.

Pour l’ambassadeur de l’Union Européenne, la réforme législative de 2015 qui a conduit à la mise en place de la CNDH constitue un progrès important dans le renforcement du cadre institutionnelle de promotion et de protection des droits humains au Burkina Faso.

Le défi qui découle de cette réforme reste le renforcement des capacités de la Commission pour mettre en œuvre ses missions et devenir ainsi un acteur national important dans la quête permanente de l’effectivité des droits humains. D’où ce soutien de l’UE.

Ce projet de l’UE vise alors à améliorer la contribution de la CNDH en matière de promotion et de protection  et de défense des droits humains au profit des populations du Burkina Faso.

Les engagements de l’UE portent sur cinq (5) axes que sont:

  • assurer la lutte contre les violations des droits humains en matière de terrorisme, de conflits communautaires, en milieu carcéral et dans les activités des entreprises ;
  • assurer le suivi de la situation des droits humains en générale et dans le domaine spécifiques ;
  • des personnes déplacées internes et des élections ;
  • promouvoir le respect des droits humains y compris au niveau des enfants dans les activités d’orpaillages ;
  • améliorer la visibilité et l’accessibilité de la CNDH dans le but d’amener les populations à solliciter la CNDH en matière de protection et de défense de leurs droits ;
  • dynamiser le fonctionnement de la CNDH.

Près d’une année après le lancement du projet, le comité de pilotage du projet présidé par le Président de la Commission, Kalifa Rodrigue NAMOANO, passe en revue l’exécution des activités contenues dans le projet.

Un bilan peu satisfaisant qui s’explique par un retard dans le démarrage des activités en 2020 dû à la maladie de la Covid-19.

Cette rencontre avait pour objectif de mettre le doigt sur les insuffisances et les difficultés afin de tirer des leçons pour la suite.

L’ambassadeur a, à cette occasion rappelé le rôle combien important de la Commission car pour lui, le respect des droits humains constitue un facteur déterminant de stabilité politique nécessaire aussi pour tout développement.

« Le monitoring des droits humains constitue un élément clé de votre travail. Les analyses en matière de violations des droits humains doivent être indépendantes et crédibles afin de pouvoir mener le plaidoyer là où votre voix doit contribuer au respect et à la promotion  des droits humains », a-t-il laissé entendre. Pour finir, il a renouvelé la disponibilité de l’UE a apporté son appui à la CNDH dans la mise en œuvre  de ses missions.

Quelques images de la rencontre

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