Défense des personnes contre les disparitions forcées : La CNDH à l’école du Comité des disparitions forcées

Défense des personnes contre les disparitions forcées : La CNDH à l’école du Comité des disparitions forcées

Ce jeudi 11 mai 2023, une équipe de la Commission nationale des droits humains (CNDH) a eu une session de débriefing sur le mécanisme de plaintes individuels adressées au Comité des disparitions forcées des Nations Unies, organisée par le Bureau pays du Haut-commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme (HCDH), à Ouagadougou.

La lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, les crises politiques, les adoptions internationales illégales sont entre autres facteurs de prolifération des cas de disparitions forcées dans tous les continents. Au regard du contexte sécuritaire difficile qui prévaut actuellement au Burkina, la CNDH en tant qu’autorité publique indépendante de promotion, de protection et de défense des droits humains veut mieux s’outiller pour prévenir et lutter efficacement contre ce crime.

Au cours de cette séance animée en visioconférence, les experts du Comité des disparitions forcées, Olivier de FROUVILLE et Albane PROPHETE, ont présenté l’arsenal juridique et institutionnel, les procédures d’action et d’interaction avec le Comité international de prévention de la disparition forcée.

Le Burkina Faso n’a jusque-là pas encore fait sa déclaration d’acceptation de la compétence du Comité des disparitions forcées, pour recevoir les plaintes individuelles, ce qui ne permet pas la mise en œuvre de ses procédures dans le pays. Alors que le Comité est un organisme d’experts indépendants chargé de surveiller la mise en œuvre de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées par les États parties et auquel est parti le Burkina Faso. Néanmoins, un cas de disparition forcée, en la personne de Souleymane BANDE est pendant devant le Comité.

La photo de l’ensemble des participants à la séance de débriefing

Ce fut l’occasion de solliciter la CNDH pour peser de tout son poids à travers sa mission d’interpellation et de plaidoyer auprès des autorités compétentes en vue de lever ces obstacles.

Les interactions entre l’équipe de la CNDH et les experts du Comité des disparitions forcées ont été facilité par la Représentante pays du Bureau HCDH, Mme Zeinab Hamza DIABY.

« Plus qu’une séance de débriefing, cette séance est pour nous une session de renforcement de capacités et nous avons suivi avec beaucoup d’intérêt les différentes présentations. », a-déclaré Madame la Présidente de la CNDH, Gonta Alida Henriette DA. Aussi, dit-elle, « la Commission doit soumettre son rapport alternatif sur les disparitions forcées en 2024, et ce cadre vient donner un aperçu pour permettre de définir les thématiques et les activités à mener ».

Madame la Présidente a réitéré ses remerciements aux communicateurs et au membres du Bureau-Pays du HCDH pour l’initiative de cette séance. Elle s’est par ailleurs engagée à mener le plaidoyer pour l’acceptation du statut du Comité des disparitions forcées par le Burkina.

 

Service de Communication de la CNDH

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