Investigation des cas de violation des droits humains : Des OSCs formées afin d’harmoniser les pratiques

Investigation des cas de violation des droits humains : Des OSCs formées afin d’harmoniser les pratiques

Afin d’harmoniser les pratiques en matière d’enquête, de documentation des violations des droits humains, les Organisations de la société civile des régions réunis dans des groupes de travail pour les droits humains, ont été formés aux techniques d’investigation et d’accompagnement des victimes dans la quête de la justice, ces 30 et 31 juillet 2021.

C’est une première formation de renforcement des capacités des Organisations de la société civile (OSC) des régions, membres des groupes de travail « Prévention des conflits, abus et atrocités » et « Services aux victimes, y compris l’assistance juridique et judiciaire », mis en place dans le cadre du programme « Droits humains et Accès à la Justice » financé par l’USAID et mis en œuvre en partenariat avec un consortium dont l’Association du Barreau Américain, Initiative pour l’Etat de Droit (ABA-ROLI) est le lead.

Ces groupes de travail, partenaires terrain de la Commission Nationale des Droits Humains (CNDH) créés en avril 2021, sont des cadres de concertations des OSCs droits humains, d’où la nécessité d’uniformiser les pratiques d’enquêtes, de documentations des cas de violations des droits humains. Une initiative qui permet aussi d’avoir une cartographie des OSCs droits humains sur le terrain et d’avoir une synergie d’action.

La fin de cette formation a été couronnée par une remise d’attestation aux participants.

Ramatou Nassouri, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour la Paix et le Développement dans le Gulmu, membre du groupe de travail « Prévention des conflits, abus et atrocités »

« J’apprécie positivement ces cadres de concertations, c’est ce qui nous manquait, la synergie d’action. On se retrouve de façon isolée à travailler au niveau local donc l’initiative de la CNDH, de réunir tous les acteurs droits humains est une bonne chose. Ici nous avons été cinq structures de la région de l’Est à nous retrouver ici, on ne se connaissait pas forcement, chacun de façon isolé intervenait, ce qui n’avait pas trop  d’impact. Je crois qu’à partir de cet instant, la synergie d’action qui s’impose au niveau local, nous permettra de renforcer notre travail sur le terrain et nous-mêmes nous renforcer davantage nos capacités avec les échanges d’expérience. Ça nous force à travailler ensemble, ce qui est une très bonne chose », explique Ramatou Nassouri, Présidente du Réseau des Femmes Leaders pour la Paix et le Développement dans le Gulmu, membre du groupe de travail « Prévention des conflits, abus et atrocités.

Après les Commissaires et personnel de la CNDH, c’est au tour des partenaires OSC de bénéficier de cette formation sur les techniques d’investigation. Une première pour ces OSCs et ils apprécient positivement.

 

Ousséni Maïga, secrétaire général du Centre pour la Bonne Gouvernance au Sahel, Vice-président du groupe de travail « Service aux victimes y compris l’assistance juridique et judiciaire

« Cette formation est la bienvenue parce que nous en tant que  membre d’organisation de défense des droits humains, cela répond aux besoins de notre travail sur le terrain notamment en terme de collectes d’informations, de traitement, d’approche, d’organisation de mission terrain et surtout de documentation et de sauvegarde  des données. Vu la situation que traverse le pays, cette formation va nous permettre d’être plus  productifs », dit Ousséni Maïga, secrétaire général du Centre pour la Bonne Gouvernance au Sahel, Vice-président du groupe de travail « Service aux victimes y compris l’assistance juridique et judiciaire ».

Augustin Ouédraogo, Coordonnateur de l’Association Voisins Solidaires du Centre Nord, Vice-Président du groupe de travail Prévention des conflits

Et Augustin Ouédraogo, Coordonnateur de l’Association Voisins Solidaires du Centre Nord, Vice-Président du groupe

de travail Prévention des conflits, de rassurer de la mise en pratique des outils appris. « Au sortir de cette formation, notre manière de travailler va changer en ce sens que nous avions appris comment nous outiller, comment archiver les informations relatives aux violations des droits humains ».

Toujours dans un souci d’harmonisation, il a été décidé de commun accord de la mise en place d’un protocole d’accord où les uns et les autres s’engageraient à respecter les pratiques en matière de protection des témoins et des victimes de violations des droits humains.

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