Violence basée sur le genre: Les unités d’enquête des FDS du Sahel formées pour une prise en charge holistique des victimes

Violence basée sur le genre: Les unités d’enquête des FDS du Sahel formées pour une prise en charge holistique des victimes

La Commission nationale des droits humains (CNDH) a organisé du 11 au 13 août 2021, à l’Hôtel de l’Intégration de Dori, en partenariat avec l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO), la deuxième session de formation sur la prise en charge holistique (judiciaire et psycho-sociale) des victimes de violences basées sur le genre (VBG) au profit des unités d’enquête de la police et de la gendarmerie de la Région du Sahel. Cette activité, qui a regroupé vingt (20) participant(e)s issu(e)s des unités de police judiciaire, avait pour objectif de renforcer les capacités des participants à prendre en charge de façon adéquate les victimes de violence basée sur le genre.

Le cadre juridique de lutte contre les violences basées sur le genre a connu des progrès importants avec notamment les dispositions du Code pénal qui incriminent certaines formes de violences et du Code de procédure pénale qui offrent une meilleure protection des victimes de Violence Basée sur le Genre (VBG).

Cependant, les difficultés d’accès de la femme à la justice en raison notamment du manque de sensibilisation, aux comportements sexistes et le peu d’informations qu’ont les agents de la force publique sur les droits des femmes demeurent.

Conscient qu’un accès effectif à la justice, fondé sur une prise en charge juridique et psychosociale dès la phase d’enquête, peut contribuer à la réduction de la violence générale qui prévaut dans les zones d’insécurité,  le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, dans ses observations finales concernant le 7ème rapport périodique du Burkina Faso avait fait des recommandations. Des recommandations qui, si elles sont mises en œuvre permettront aux victimes de violence basée sur le genre d’obtenir réparation et de se réintégrer dans la société et contribuera à la lutte contre l’impunité des auteurs de tels actes.

Il s’agit entre autres « de proposer à l’ensemble […] des agents de la force publique des activités de renforcement des capacités axés sur la Convention et les droits des femmes, afin qu’ils harmonisent leurs pratiques avec les dispositions de la Convention, et les sensibiliser, pour y mettre fin, aux stéréotypes discriminatoires et à la stigmatisation des femmes qui défendent leurs droits » et « de mettre en place, à l’intention […] des policiers et autres responsables de l’application des lois, […] des programmes de renforcement des capacités portant sur les moyens de prévenir les violences sexistes et d’enquêter sur les allégations de violences de ce type selon des modalités adaptées à la prise en charge des femmes ».

Cette activité de formation s’inscrit dans le cadre du programme « Appui intégré aux systèmes de justice pénale du Mali, Burkina Faso et Niger » mis en œuvre par l’Organisation internationale de droit du développement (IDLO) avec l’appui financier du Royaume des Pays-Bas.

A noter que cette activité se tient après la session de Ouahigouya qui a eu lieu les 14, 15 et 16 juillet 2021 et avant celle de Fada N’Gourma.

La CNDH tient à remercier le Ministère en charge de la justice, le Ministère en charge de la sécurité, l’Etat-major de la Gendarmerie nationale et la Direction générale de la Police nationale pour avoir facilité la tenue de cette activité.

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