Programme « Droits humains et accès à la justice » : L’heure est au bilan à mi-parcours

Programme « Droits humains et accès à la justice » : L’heure est au bilan à mi-parcours

Financé par l’USAID et mis en œuvre par un consortium d’ONG dont l’Association du barreau Américain, Initiative pour l’Etat de droit (ABA-ROLI) est le lead,  le programme « Droits Humains et accès à la justice » a débuté en mai 2020. Lancé officiellement  en novembre 2020, à Ouagadougou, ce programme est prévu prendre fin en 2023. Cependant, les activités ont véritablement connu un début effectif en 2021. Pour une bonne continuation, les deux partenaires se sont retranchés à Bobo-Dioulasso, pour trois jours de réflexion, du 9 au 11 février 2022, pour une évaluation du partenariat mais pour aussi des moments d’introspection afin de dégager le meilleur moyen pour conduire le programme à terme et atteindre ses objectifs.

Plusieurs points ont été examinés pendant cette retraite, allant notamment des résultats atteints au cours de l’année écoulée, les bonnes pratiques et les pratiques qui ne marchent pas afin de se fixer des perspectives.

Dans l’ensemble, les activités se sont bien déroulées et les résultats atteints sont on ne peut plus satisfaisants pour les deux parties.

Alain Kisombwé, Directeur pays ABA-ROLI

En exemple, en son Objectif 1, qui est de « Contribuer au renforcement de la capacité de la CNDH à mettre en œuvre son mandat et à répondre aux violations des droits humains, le Directeurs pays ABA-ROLI, Alain Kisombwé note :

  • une augmentation annuelle de 80% des requêtes sur les allégations des violations des droits humains (VDH) adressées à la CNDH pour des enquêtes, et de la couverture géographique des requêtes reçues par la CNDH ;
  • les connaissances de 21 membres et personnel de la CNDH en documentation et rapportage en droits humains et en suivi-évaluation du mécanisme interne de gestion des plaintes améliorées ;
  • la capacité opérationnelle de la CNDH renforcée et les conditions de travail des membres et personnel de la CNDH améliorées ;
  • la procédure de traitement des requêtes sur les allégations de VDH standardisée
  • la visibilité de la CNDH sur le plan national, sous régional et international et le niveau d’interaction avec les communautés, améliorée ;
  • le dossier de demande d’accréditation au statut A de la CNDH-Burkina Faso auprès du GANHRI (Global Alliance of National Human Rights Institutions) consolidé.

Quant à l’objectif 2 qui est d’appuyer les organisations de la société civile  à défendre les droits humains et à lutter contre les violations dans les zones cibles, deux (02) groupes de travail sont mis en place. Ce partenariat a aussi permis d’améliorer l’interaction entre la CNDH et les principaux acteurs droits humains, tel que défini en son objectif 3.

Motif de satisfaction mais des activités n’ont pu être exécutés dans le délai. Pour ce faire, les deux parties ont convenues de les évacuer au cours du premier semestre 2022.

Le Directeur pays a bien voulu  pour planté le décor, rappeler les objectifs poursuivis par le programmes, qui est de : Renforcer la capacité de l’Etat à prévenir et à punir les violations des droits humains, ainsi qu’à accroître la sensibilisation et l’accès des populations aux voies de recours conduisant aux réparations.

La CNDH, l’institution nationale des droits humains est le partenaire principal avec laquelle collaborent neuf (9) OSC droits humains issus des zones d’intervention, des zones à forts défis sécuritaires  dans le cadre du programme.

Cette retraite a pour but de faire des ajustements nécessaires en vue d’accroitre ou de pérenniser les résultats pour l’atteinte des résultats au terme du programme.

Durant les trois jours , l’équipe CNDH et ABA-ROLI ont discuté des stratégies de pérennisation des résultats en ce qui concerne l’appui au fonctionnement des deux cadres de concertations sur service aux victimes, assistance juridique et judiciaire et la prévention des conflits, la réactivité dans le traitement des plaintes sur les allégations des droits humains, et des missions d’investigations sur le terrain des allégations de violations des droits humains, ou le monitoring des droits humains en 2022, l’appui au développement d’une base de données de la Commission et le renforcement des relations entre CNDH et ABA.

Kalifa Rodrigue Namoano, Président CNDH

En outre, cette rencontre a été aussi une opportunité pour échanger des possibilités d’appui par le programme « droits humains et accès à la justice » mise de la mise en œuvre effective du mécanisme de lutte contre la torture reversé à la Commission en mars 2021.

Le Président de la Commission, Kalifa Rodrigue Namoano a, quant à lui, adressé des remerciements au consortium et spécifiquement au lead pour sa flexibilité, le sens de l’écoute et les efforts consentis pour la bonne marche du partenariat.

Des recommandations fortes ont été faites et un chronogramme pour l’atteinte des résultats fixés par le programme.

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